La Nuit 3 aux Nuits Sonores : on y était !


Ca y est nous y voilà ! Le grand soir tant attendu par tous !

Alexandre, nouvel envoyé spécial UrbanGirl et passionné de musique, nous fait vivre sa nuit.

Il est 21h pas le temps de trainer dans un before, 3 cafés suffiront bien, une vieille paire de basket au pied, un slim troué et un improbable  t-shirt imprimé pour le style. Rendez-vous au métro à Saxe Gambetta, pour les anciennes usines Brossettes !

Premier  imprévu dans le métro, nous croisons Pyramid : Jeune artiste lyonnais en envol cette année, que nous admirons beaucoup (paru sur deux compilations kitsuné), la discussion se fait donc naturellement. Il nous présente un de ses « potes » travaillant pour l’agence chiv’team réputée pour ses vidéos spectaculaires de live. Ça commence bien !

Enfin, on approche du but. La foule se précipite vers les entrées où tous les fans de la première heure se retrouvent. Ce public allant de 18ans jusqu’à la cinquantaine, complétement décalé, assumant un style rétro, vintage et 70’s ne cache pas son goût pour le underground ou plutôt avant-gardiste. La moustache pour les garçons et les wayfarer sur le nez,  la veste en jean ou en cuir, la casquette Obey ou le bonnet sur la tête. Pour les filles : le sac en bandoulière, les bottines et le jean relevé avec un pull surmonté de motifs aztèques, ici pas question d’affirmer de la marque, on insiste sur la « coolitude » et le naturel.

On passe les barrages, la musique devient de plus en plus distincte, l’excitation ne se fait plus attendre. Apparait alors devant nos yeux une immense usine désaffectée, éclairée par d’immenses néons de couleur froide. Premier pas devant la scène 1, par l’ouverture des Scratch Bandit Crew. Ici ils font du hip-hop à coup de scratchs, mais pas uniquement, inventant leurs propres instruments (imaginez-vous faire de la guitare sur une lampe de bureau ou sur quelques objets transformés en guise d’instrument). Ici on maitrise les beats, directement produits sur place. Une vraie sensation de rythme !

nuits sonores by urbangirl

On commence un peu à dandiner partout dans l’usine, presque assaillie sur 3 scènes. Après on enchaine sur la scène 3 avec Joakim, père de la musique électronique française, mêlant le indie rock à la house, entre vieille machine et instrument. Une belle démonstration expérimentale !

Nuits sonores usines brossette by UrbanGirlNuits sonores lyon

S’en suit avec Feadz de chez Ed Banger sur la scène 1. Avec lui se mêle musique électro et hip-hop sur un fond de acid house, pour du clubbing assuré. L’enthousiasme  se fait de plus en plus sentir dans la foule. On suit le rythme à coup de tête, se déhanchant de droite à gauche, chacun son propre style, pour ressentir cette chaude ambiance de festival.

nuits sonores lyon

nuits sonores lyon 2

 Puis on retrouve le groupe Kool Keith,ce groupe de hip-hop US déguisé pour l’occasion ou plutôt se la jouant swag, assure la confrontation des paroles avec le rythme.

C’est ensuite au tour de Caribou à la scène 3, où la foule se précipite pour écouter ce génie des mathématiques, nous donner un cours de musique psyché. Il n’a pas peur d’affirmer sa différence avec le monde de la musique, pour nous emmener dans son univers très expérimental.

caribou nuits sonores

Tout à coup on avertit que Flying Lotus entre sur la scène 1, tout le monde se presse pour  « une place de choix au sommet de l’aristocratie électronique », ce californien fera trembler les usines pour un excellent set.

Alors arrive Para One. Il était à côté de nous, juste avant, parmi la foule ! Nous l’avons félicité pour son prochain album. En effet celui-ci sortira le 11 Juin et semble être d’après les critiques l’un des meilleurs albums de musique électronique sorti cette année. Vous pourrez le retrouver jeudi prochain au DV1. On commence avec lui sur un set très posé hip-hop pour enchaîner sur des sons de club révélant les influences de l’artiste.

Il est 2h30 et nous avons la chance d’être au tout premier rang contre les barrières. Soutenant l’excitation des 6000 personnes placées dans notre dos. Deux noms se répètent de bouche à oreille, comme une révélation finale. On dit que l’un est le manager des Daft Punk et de Justice et que c’est le chef de la crew Ed Banger et que l’autre fait pâlir les jeunes femmes par ses yeux noirs et que sa musique vous  entraine dans une convulsion de rythme noir et nerveux. On ne nommera pas bien sur les deux grands artistes fermant la scène 1 et la scène 3 : Gesaffelstein et Busy P, mais on vous dira juste que l’usine a du connaître une dépréciation d’amortissement de 15 ans pour ces 2 heures de live. Dans tous les cas, cela le méritait.

usines brossette de photosens

Nous assistons enfin au live de Busy P profitant jusqu’au bout de la chance de se retrouver au premier rang, malgré le fait d’être restés des témoins simplement auditifs pour le fait d’avoir cassé leur appareil photo… Le Live commence par Genesis de Justice, les bras se lèvent pour donner le La aux 2 heures qui s’en suivront. Se succèderont alors des morceaux historiques des Daft Punk, de Justice et de Gesaffelstein à l’autre bout de l’usine, mais aussi un hommage très émotionnel pour les Beastie Boys et son ami Medhi. Cet « entertainer » ne nous fera pas regretter d’avoir attendu aussi longtemps, avec une foule utilisant ses dernières forces pour remercier d’un ultime cri les Nuits Sonores d’avoir existé depuis 10ans. Il est 5 heures, tout le monde repart calmement d’où il était venu , persuadé de se retrouver vendredi prochain autour du live de Justice et sa liste secrète.

Nous n’oublierons jamais ce vendredi 18 Mai et ses 8h de live, gravé dans nos mémoires par les talents de la scène électronique actuelle !

Merci Nuits Sonores.

Restez connectées, nous vous préparons un montage vidéo d’ici peu de temps. Et, pour continuer à passer de bons moments, n’oubliez pas de jeter un oeil à notre Agenda des sorties à Lyon.

Pour cause d’appareil cassé, nous avons présenté 2 photos (crédits photo) de Denis Chaussende – www.photosens.com et http://www.b-rob.com/