« Une histoire d’amour » : un film au titre trompeur


Le cinéma français répondra, une fois de plus, aux attentes des spectateurs, en 2013. Des comédies aux scénarios dramatiques passant par des récits relatant des histoires vraies, on aura ainsi une large sélection de films français dans nos salles cette année. Mais, nous allons plus particulièrement nous intéresser, ici, au film : « Une histoire d’amour », d’Hélène Fillières.

Sortie récente, le 9 janvier 2013, des acteurs clés se retrouvent au premier plan : Benoît Poelvoorde (le banquier richissime) et Leaticia Casta (la jeune femme). Ce film s’inspire du roman « Sévère », de Régis Jauffret, relatant lui-même les faits réels de l’affaire du meurtre Stern, rendant le scénario authentique.

Edouard Stern, interprété ici par Benoît Poelvoorde, est un banquier reconnu, mais aussi la trente-huitième fortune française, ce qui lui vaut d’être l’intime des puissants ainsi que l’ami de l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy. E. Stern s’engage alors dans une histoire passionnelle avec une call-girl de luxe (ici, jouée par Leaticia Casta), devenant par la suite, sa maîtresse. Leur relation se renforce, il lui offre une arme et lui apprend à tirer, et elle lui donne comme présent une combinaison noire en latex, pour pimenter leurs ébats intimes…

Rapidement, l’argent se mêle à leur relation : le banquier richissime promet à sa maîtresse un million de dollars…et, suite à ça, Edouard Stern est retrouvé mort, vêtu de sa combinaison en latex, dans son appartement à Genève…devinez alors qui est le principal suspect ? bien évidemment, sa maîtresse !

Serait-elle venue récupérer la somme promise par le banquier richissime que celui-ci n’a pas été en capacité de lui remettre ?

Ou..

Suite à une ultime relation sexuelle, se serait-elle venger de l’humiliation de cet homme, n’éprouvant aucun sentiment à son égard ?

Ce film reçoit aujourd’hui beaucoup de critiques négatives, certainement de personnes s’attendant à des scènes d’actions, de l’hémoglobine, ou des scènes intimes assez détaillées. Mais ce n’est pas l’objectif d’ Hélène Fillières. Dans un décor épuré, où le silence marque la solitude des personnages, où les sentiments contraires sont si bien interprétés par les acteurs, nous sommes alors transportées par ce film, au titre trompeur…